Ressaisissons-nous!
Oui, c’est bien ce que se dit eternalwriter, se parlant au pluriel comme la royauté qu’elle est, en ce dimanche matin de janvier.
Se ressaisir, d’abord, parce que mine de rien, j’ai été pas mal ailleurs ces derniers temps. Dans une sorte de magma semi-désirant, semi-anxieux. En effet, le désir, surtout celui qui est accroché solide à un fond d’anxiété, eh bien ça use. Il y a des limites à ce qu’un corps peut supporter et franchement, je trouve que ça n’a pas été assez documenté. Mais je pense aussi qu’il faut être fou pour s’y accrocher autant que je le fais.
À bien y penser — comme ça, un dimanche matin —, je me dis qu’il n’y a pourtant vraiment pas matière à s’énerver (ou même à s’exciter): des baisers, et puis un corps encore inconnu, et puis, surtout, oui surtout, l’incertitude et l’attente. C’est pas comme si j’en étais à mes premières armes dans le domaine, hrm… Been there, done that. Il faut donc se rendre à l’évidence: mon anxiété a trouvé un nouvel ancrage maintenant que j’ai coupé dans le travail (ou plutôt: le badtrip de travail) de fin de semaine. Damnation! Pas sûre, finalement, que ce soit une bonne idée de compenser par le désir/sexe, surtout en l’absence d’un volontaire vraiment disponible.
Je me ressaisirai donc parce qu’il y a du travail à finir, des gens qui attendent leurs notes, des fautes à corriger, des cours à planifier, etc., et qu’en y mettant de l’effort je finirai bien, un de ces jours, par développer de l’intérêt pour le tricot.