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Writing… January 7, 2009

Posted by eternalwriter in English, Français, blurb, overflow, professional procrastinating.
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In his last post, my friend Cavalier (in French!) said something about writing, the kind of writing that sometimes escapes, sometimes goes in ways we had not expected. It got me thinking.

Lately I have been both very inspired and very frustrated with my writing. In fact, so much is happening, which I just can’t seem to write about.

I hope that someday, someone will explain how come I seem to always end up with anonymous blogs where I just cant’t talk about my life in precise terms.

Maybe it’s just not how I write… Maybe even if I could talk, I would leave the details out. It appears I cannot find a middle ground betweens words that sound like the lightest touch ever, and words that feel like getting hit with a snow shovel in the head.

Oh well…

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Et ça me fait penser que le langage le plus cru c’est peut-être pas celui qu’on croit; peut-être, oui, que c’est plutôt celui qui décharne et qui serpente, qui se déchire de ne rien dire et de tout dire en même temps,

comme la tempête de neige qui sévit derrière la fenêtre,

comme une session qui commence et dont on a oublié de se préoccuper,

tout en même temps ou rien du tout, un détritus d’ascenseur, un chèque qu’on a oublié d’encaisser,

merde je voudrais tellement, tellement vous dire que…

(À suivre, peut-être / To be continued, or not)

What Christmas break feels like: December 27, 2008

Posted by eternalwriter in English, blurb, ça m'énerve.
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I AM BORED OUT OF MY MIND, people. Yep.

Quand on dort pas December 27, 2008

Posted by eternalwriter in Français, blurb.
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Il y a des troisièmes étages, comme le mien, avec des romans ouverts mais surtout des papiers de cours de la dernière session qui traînent partout, des chats vaguement endormis et un copain bourré qui peint au salon, et ce qu’on appelle une untenured faculty chez mes potes américaines, bref, enfin, une pas tenable qui ne dort pas. Et ce, malgré les romans, les chats et les vapeurs de peinture.

Même le site de pseudo-Boggle est peu fréquenté, à cette heure. Et je me demande bien ce que les gens de Malaisie et de Singapour, que l’on y retrouve normalement quand c’est la nuit ici, peuvent avoir de mieux à faire en cette journée de décembre.

Maybe we could talk December 20, 2008

Posted by eternalwriter in English, blurb.
2 comments

At one point, there was almost something like words, maybe even a sentence. But maybe it was just a breath in the shape of a word,

and it lingered.

Then one of us, I can’t remember if it was you, one of us looked out the window.

It seemed to be Christmas out there, out of the warmth out of the orange darkness out where people were talking, endlessly, stupidly talking.

Something was almost said. 

Our silence was green, if I recall.

Red our desire.

Dark blue, our thoughts.

Let us remain there. Safe.

Things I Miss / Ça manque November 22, 2008

Posted by eternalwriter in English, Français, Missing in action/Le Manque, blurb.
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- Eating in a restaurant in winter: it is warm, there is laughter and dimmed lights and maybe a band playing… and I am smoking a cigarette inside — NOT outside in minus temperatures –, with my red wine and my friends and then with my coffee.

- Being seduced. Being seductive.

- Sex with a woman. Sweet drowning for long, long sleepless hours. Endless nights.

- Writing real letters, made of ink and paper and tears and anticipation. Waiting for the postman.

- Missing class. (Obviously, you can’t do that if you’re the one who’s supposed to be teaching…)

- Having a theme-song for everything.

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En français:

Fumer dans un restaurant; faire l’amour avec une femme; foxer des cours; être séduite; écrire des lettres (des vraies); avoir des chansons-thèmes.

Je reviens d’un souper de banlieue chic (mais qu’est-ce que c’est loin de Montréal…). Je reviens de nulle part, je reviens seule, je suis seule, il n’y a rien qui explose et rien qui implose et c’est le stable plat. Je n’ai pas d’after- rendez-vous. Mon mec est à un party, où il n’était pas question que je le rejoigne.

Et j’ai soupé avec des vieux — pas des vieux physiques, non, des vieux mentaux, des vieux déformés par leurs amertumes et leurs amerrissages au lendemain de la supposée Révolution qu’ils ont vécue, je reviens de là d’où… là d’où je suis franchement heureuse de ne pas être issue.

Je vais continuer à écrire en anglais, les amis — non pas pour m’exporter (bon, ok, un peu tout de même), non pas parce que ça fait chic-Plateau, mais bien parce que c’est le seul langage dans lequel j’ai déjà fait l’amour à une femme. Et que c’est le langage dans lequel j’écrivais ce que je ne pouvais pas dire, à 14 ans, c’est la langue de tous mes oublis et de toutes mes histoires les plus décalées (donc les plus vraies).

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“And here I go again on my own“…

Did you know, dear all of you, that the brackets to be used in English and in French are not the same? «French» brackets, and “English“ brackets, yes. Whole cultures are contained within these punctuation marks. 

And I am one, contained in no brackets — nothing to hold me down, nothing to tone me down –, in between lives, in between languages, in between gender roles, in between being old and being nothing.

Damned suburbs. I hate you. I left you.